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MOLCER 11- David Noël- Montée en puissance de formations nationalistes antiparlementaires, progression du Parti communiste aux élections législatives, grève générale avez occupations d'usines, accord de réduction du temps de travail et les congés payés. De nombreux aspects de la crise politique que traverse la Belgique au printemps 1936 rappellent la situation française. Retour sur une année décisive qui a bouleversé la Belgique.
" M. Van Zeeland a lu, cet après-midi, devant la Chambre des députés, la déclaration ministérielle du nouveau gouvernement. C’est un vaste projet de réformes sociales, économiques, politiques et parlementaires, qui comporte notamment : le minimum de salaires, les congés payés, l’augmentation des allocations familiales, la réduction de la semaine de travail à quarante heures pour les industries insalubres ou dangereuses. Le droit de se syndiquer devra devenir effectif. L’âge de la scolarité sera prolongé, l’âge de la pension de vieillesse
avancé. »
Le Grand Écho du Nord de la France, le principal quotidien nordiste, qui traite en détail de l’actualité politique dans la Belgique voisine, présente, en une de son édition du 25 juin 1936, les annonces faites la veille par Paul Van Zeeland.
Réduction du temps de travail, hausse des salaires, congés payés… Les annonces faites par le Premier ministre belge rappellent les accords Matignon signés, en France, dans la nuit du 7 au 8 juin 1936. Ils font
suite à plusieurs jours de négociations entre patronat et syndicats dans le cadre de la Conférence nationale du travail convoquée le 17 juin, une semaine plus tôt, par Van Zeeland pour tenter de mettre un terme au
mouvement de grève qui touche la Belgique depuis le 2 juin. Paul Van Zeeland n’est pourtant pas socialiste : né en 1893 dans une famille catholique aisée, il est fait prisonnier durant la Première Guerre mondiale. Avocat et juriste, il achève une thèse d’économie consacrée à la réforme monétaire à Princeton. À son retour, il est nommé directeur de la Banque nationale belge en 1926, puis vice-gouverneur en 1931. À son poste, il assiste à toutes les grandes conférences économiques européennes et internationales.
Ce banquier et économiste membre du parti catholique est nommé ministre sans portefeuille en 1934 dans le gouvernement Charles de Broqueville, mais il démissionne six semaines plus tard avant d’être rappelé par le roi Léopold III et chargé, le 25 mars 1935, de former un gouvernement d’union nationale tripartite pour résoudre la crise économique que connaît alors la Belgique.
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MOLCER 11 Novembre 2025 SOMMAIRE - Revue MOLCER
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